Votre navigateur ne prend pas en compte les CSS

Veuillez ne pas tenir compte des éventuelles images qui s'affiche ci dessous


Fermer

Document sonore : Jean-Claude Mailly : “Sarkozy a l’air de découvrir les conséquences réelles de la RGPP”

Fermer

Vidéo : Jean-Claude Mailly : “Sarkozy a l’air de découvrir les conséquences réelles de la RGPP”

Fermer
Actualités

Accueil > Actualités > Jean-Claude Mailly : “Sarkozy a l’air de découvrir les conséquences réelles de la RGPP”

Jean-Claude Mailly : “Sarkozy a l’air de découvrir les conséquences réelles de la RGPP”

Icône Son
Icône Vidéo
Icône Photos
Icône Téléchargement
Bookmark and Share
envoyer l'article par mail Version imprimable de cet article
Dans la presse | Force Ouvrière

Dans un entretien à Acteurs publics, le leader de Force ouvrière dénonce avec virulence la Révision générale des politiques publiques et estime que le Président n’en a pas suffisamment suivi la mise en œuvre. Selon ses calculs, 10 % des directeurs départementaux interministériels nommés en janvier 2010 ont déjà changé.

Vous venez d’actualiser le “livre noir de la RGPP”. Quelles sont vos principales critiques contre cette démarche de réforme de l’administration ?

La RGPP a deux défauts principaux. Primo, elle procède d’une vision idéologico-budgétaire : il fallait réduire les dépenses publiques, donc le gouvernement a réformé l’État. Mais c’est la logique inverse qu’il aurait fallu suivre. Se poser d’abord la question des missions des services publics, puis en déduire les réorganisations à mener. Le second défaut majeur est que Nicolas Sarkozy et François Fillon se sont peu à peu désintéressés de la mise en œuvre de la RGPP dans les ministères. La preuve : en mars dernier, lorsque je leur ai remis une liste de 11 exemples de dérives, ils ont eu l’air de découvrir les conséquences de la RGPP sur le terrain.

Quels exemples avez-vous détaillés au Président et au Premier ministre ?

J’ai particulièrement insisté sur l’expérimentation en cours dans les abattoirs porcins de Bretagne. Elle vise à réduire, voire à supprimer, les recours aux services vétérinaires publics en les remplaçant par des normes préétablies et un système d’autocontrôle. Cela aboutit à un recul de la sécurité sanitaire, puisque les services vétérinaires ne réalisent plus l’inspection des animaux vivants avant l’abattage dans certains cas. L’autre exemple, sur lequel Nicolas Sarkozy et François Fillon ont tiqué, touche à la gestion des fleuves. L’État a fortement réduit ses effectifs dans la surveillance des berges et la gestion des crues. Ce qui signifie que les populations sont de moins en moins protégées contre les risques d’inondations liés à l’usure des digues.

Les élus locaux souffrent-ils de ces réformes ?

Ce sont surtout les petites communes qui pâtissent de la baisse des effectifs de l’État, puisqu’elles ne peuvent plus s’appuyer sur les services ministériels. Les communes doivent de plus en plus faire appel à des cabinets privés pour leurs chantiers d’aménagement, mais toutes n’en ont pas les moyens ! Cela a des effets très concrets pour la sécurité des populations. Exemple : après la collision du 2 juin 2008 entre un train et un bus scolaire, le secrétaire d’État aux Transports de l’époque, Dominique Bussereau, avait demandé aux préfets de coordonner des diagnostics sécurité de tous les passages à niveaux de France. Les conseils généraux les ont menés, mais pas les petites communes par manque de moyens financiers et humains. Et les directions départementales des territoires de l’État, réduites à la portion congrue, n’ont pas pu les épauler, ni contrôler les diagnostics.

Comment ces transformations sont-elles ressenties par les fonctionnaires ?

Les agents de l’État souffrent de la RGPP à tous les niveaux hiérarchiques. À FO, nous recevons de plus en plus d’informations de la part de hauts fonctionnaires qui ne sont pas militants chez nous, mais qui souhaitent dénoncer les effets des réorganisations en cours. Certains éminents serviteurs de l’État, habitués au devoir de réserve, ne supportent plus ces remises en cause du service public. Le malaise des cadres publics se traduit d’ailleurs par une instabilité aux plus hauts postes. Selon nos chiffres, environ 10 % des directeurs et directeurs adjoints nommés à la tête des nouvelles directions départementales interministérielles en janvier 2010 ont déjà changé. Certains ont été “démissionnés”, d’autres ont préféré rejoindre un autre poste dans leur ministère d’origine ou une collectivité locale. D’autres encore sont partis dans le privé. C’est bien le signe que la réforme de l’administration territoriale de l’État n’est pas soutenue par ceux qui sont censés la mettre en œuvre.

Propos recueillis par Laurent Fargues

Date de publication : 5 mai 2011
  • Fil info
  • Vidéo
  • Edito

1er mai 2012 : Jean-Claude Mailly à Tunis - (1/2)

mercredi 2 mai 2012 - L'édito de Edmond Aïchoun

La fin de la R.G.P.P. ?

jeudi 8 mars 2012 - L'édito de François Guérard

RESPECT

lundi 16 janvier 2012 - L'édito de Brigitte Perrot

"A chaque sommet, on est toujours au bord du précipice"

vendredi 16 décembre 2011 - L'édito de Edmond Aïchoun

RGPP = Danger de mort du service public républicain

lundi 7 novembre 2011 - L'édito de François Guérard

Elections du 20 octobre et crise financière

jeudi 1er septembre 2011 - L'édito de Brigitte Perrot

"Le soap des think tanks"

mercredi 6 juillet 2011 - L'édito de Edmond Aïchoun

Assez de divisions Assez d’inégalités

mercredi 8 juin 2011 - L'édito de Patrice Pétriarte

Elections et droits syndicaux

mardi 3 mai 2011 - L'édito de Patrice Maître

Gel du salaire des fonctionnaires : du AAA au AAAAA*

jeudi 3 mars 2011 - L'édito de Thérèse Hergott

Salariés du public ou du privé : mêmes combats !

mercredi 29 décembre 2010 - L'édito de Brigitte Perrot

Le mot résiste doit toujours se conjuguer au présent !*

lundi 6 décembre 2010 - L'édito de Edmond Aïchoun

Les retraites, et après ? Le remaniement, et après ?

mardi 9 novembre 2010 - L'édito de Patrice Pétriarte

Après les retraites (assurance vieillesse), l’assurance maladie !

lundi 4 octobre 2010 - L'édito de Christophe Marquès

Imposer le retrait du projet gouvernemental sur les retraites

mardi 7 septembre 2010 - L'édito de Brigitte Perrot

La contradiction flagrante

mercredi 30 juin 2010 - L'édito de Patrice Maître

Le Service Public est à la merci de la finance mondiale

mercredi 26 mai 2010 - L'édito de François Guérard

RGPP & Retraites : Deux dossiers dictés par le dogme économique libéral

samedi 1er mai 2010 - L'édito de Patrice Pétriarte

Un 1er mai pour une vraie retraite !

mercredi 31 mars 2010 - L'édito de Thérèse Hergott

Réforme des retraites : l’âge de tous les (im)possibles ?

lundi 1er mars 2010 - L'édito de Brigitte Perrot

Le progrès social est un progrès pour l’humanité !

TOUT L'AGENDA